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Desserte maritime des Îles-de-la-Madeleine : Front commun pour dénoncer la position de la STQ
Réunis aujourd’hui aux Îles-de-la-Madeleine, des représentants des milieux municipal, économique, touristique et maritime unissent leur voix pour dénoncer la position persistante et inacceptable de la Société des traversiers du Québec (STQ) dans le dossier du navire de relève de la CTMA, malgré les nombreuses interventions récentes du milieu.
En conférence de presse, Antonin Valiquette, maire et président de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine, Martin Paquette, directeur général de la Chambre de commerce des Îles-de-la-Madeleine, Michel Bonato, directeur général de Tourisme Îles-de-la-Madeleine, et Emmanuel Aucoin, directeur général de la CTMA, ont de nouveau dénoncé d’une même voix le refus de la STQ d’intégrer à la desserte un nouveau navire hybride cargo-passagers afin d’en renforcer la fiabilité et la résilience.
Alors qu’ils demandent que la proposition du transporteur madelinot soit pleinement considérée par la STQ, les partenaires socioéconomiques estiment que le refus de la STQ traduit une mauvaise compréhension de la réalité insulaire et de la viabilité du projet. Ils s’inquiètent d’autant plus de la possibilité évoquée récemment d’aller en appel d’offres pour le prochain contrat. « Faire planer la possibilité d’un appel d’offres alors que nous travaillons d’arrachepied pour répondre à un besoin essentiel de la communauté, est reçu ici comme une douche froide », a ajouté Antonin Valiquette.
Une solution prête, financée… et toujours bloquée par la STQ
Déposé à la STQ en octobre dernier, le projet de la CTMA vise l’acquisition d’un navire hybride cargo-passagers qui remplacerait le CTMA Voyageur 2 sur la liaison Montréal-Îles-de-la-Madeleine. Ce nouveau navire renforcerait la fiabilité de la desserte maritime, tout en offrant une capacité de relève au Madeleine II lors des arrêts d’entretien ou en situation d’urgence. En plus de permettre le transport de passagers à partir de Montréal, le navire pourrait également servir de relève au F.-A.-Gauthier.
Évalué à quelque 60 M$, le projet serait financé principalement par la CTMA et le gouvernement du Canada. La participation du gouvernement du Québec se limiterait aux seuls coûts d’exploitation additionnels, estimés à environ 1 M$ par année.
« Tout est en place pour aller de l’avant : la CTMA est prête à investir, le gouvernement fédéral à contribuer, et le navire répond à un besoin réel des Îles. Cette solution renforcerait notre capacité de transport maritime dans l’intérêt de tous. Nous demandons simplement à la STQ de cesser de bloquer un projet déjà sur la table et conforme aux paramètres du contrat actuel. », a déclaré Emmanuel Aucoin, directeur général de la CTMA.
Des engagements attendus pour l’avenir de la desserte maritime
« Devant l’impasse actuelle, et malgré les échanges récents et stériles avec la STQ, nous constatons que notre réalité n’est prise au sérieux, ni par la STQ ni par le gouvernement qu’elle influence. Les formations politiques qui aspirent à gouverner le Québec doivent mesurer pleinement ce que représente la desserte maritime pour une communauté insulaire comme la nôtre », a conclu le maire Valiquette.
Les partenaires socioéconomiques madelinots demandent donc au prochain gouvernement du Québec d’intervenir pour dénouer la situation qui pourrait avoir de sérieuses conséquences sur la sécurité, l’approvisionnement, la mobilité des citoyens et la continuité des services essentiels dans l’archipel.