Fin du mandat du président de la Communauté maritime au comité interministériel sur la desserte maritime des Îles

Invité par le gouvernement du Québec à siéger au comité interministériel chargé d’examiner le modèle d’affaires de la desserte maritime provinciale, le président de la Communauté maritime et maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, estime avoir transmis l’ensemble des préoccupations de la population à l’égard de ce service essentiel. Il en revient maintenant au gouvernement, dit-il, de rendre sa décision sur l’approche qu’il compte retenir pour le futur.

En acceptant de participer aux échanges de ce comité, le président de la Communauté maritime s’était donné comme mandat de présenter tous les arguments qui militent en faveur d’une gouvernance locale, du maintien de la propriété locale du navire et du maintien du développement par la CTMA du volet croisières. À ce moment-ci, alors que la phase de consultation et de collecte d’information est terminée et que tous les ministères ont colligé les éléments nécessaires à l’analyse, le président de la Communauté maritime considère que son devoir est accompli et que le gouvernement doit maintenant prendre une décision.

« J’ai eu l’occasion de réitérer les attentes de la population et des partenaires à l’égard de ce service essentiel pour les Madelinots et de faire valoir l’importance d’une gouvernance de proximité dans un milieu insulaire comme le nôtre. Je m’étonne qu’une multitude de scénarios demeurent toujours en analyse au sein de l’appareil gouvernemental. Pour nous, il est fondamental, dans le contexte d’un renouvellement de bateau, que le gouvernement maintienne un service d’approvisionnement en marchandises combiné avec une offre de croisières et que le tout soit géré localement dans le cadre d’une saine gestion des finances publiques », explique Jonathan Lapierre.

Il reste que le maire Lapierre demeure inquiet sur la suite des évènements : « J’ai connu beaucoup de déception dans le cadre des travaux du comité parce que certaines informations ne m’ont jamais été communiquées, notamment les études commandées par le gouvernement. Il m’a été de plus impossible de prendre part aux recommandations finales du comité qui seront soumises au gouvernement. Même si j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur les préoccupations de ma communauté, je m’inquiète plus que jamais de la disparition du volet croisière opéré par le Groupe CTMA, menaçant 150 emplois aux Îles », précise-t-il.

 

Créé en début d’année par le gouvernement du Québec, ce comité avait pour mandat de consulter les milieux d’intérêts sur les besoins nécessaires relativement à la desserte maritime des Îles-de-la-Madeleine et d’en dresser un bilan. Rappelons que la Communauté maritime a adopté en 2016 un argumentaire établissant ses attentes relatives au renouvellement de la flotte de la CTMA et des ententes gouvernementales dans lequel elle revendique notamment le financement d’un lien maritime à l’année tant pour le transport des personnes que pour l’approvisionnement en marchandises, la propriété et la gestion locale des navires et des opérations, le maintien du service de croisières et la construction neuve permettant l’amélioration générale des services et des infrastructures pour tous les utilisateurs.

En terminant, le président de la Communauté maritime, Jonathan Lapierre, tient à remercier le ministre du Transport, François Bonnardel de lui avoir donné l’occasion d’exprimer le point de vue de la collectivité sur ce dossier important pour le développement des Îles-de-la-Madeleine.