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Services aux CitoyensTourismeVie économique

Les secteurs d'activités économiques

L'exploitation des ressources halieutiques

Globalement ce secteur représente le tiers des emplois de l'archipel et 80% des emplois Cliquez pour agrandir cette imagetant dans le secteur primaire que secondaire aux Îles. Les retombées directes s'élevaient en 2007 à 80 M $ et 1 900 emplois soit 1 100 pêcheurs et aides-pêcheurs et 800 travailleurs en usine. Les retombées indirectes quant à elles représentent 11,9 M $ et 300 emplois.

Le secteur des pêches est composé de 381 entreprises de pêche commerciale dont 325 pêcheurs de homards et 16 entreprises agréées à titre d'acheteurs dont 5 sont des usines de transformation.

On remarque que la flotte de bateaux de pêche est sécuritaire et performante. La relève est encore essentiellement familiale puisqu'elle représente 63% des 46 transferts (44 avec un permis de homard) d'entreprises de pêche enregistrés depuis 2003. En 2006, les débarquements de pêche représentaient 34% de la valeur totale québécoise 15 % du volume total québécois.

Cependant, ceux-ci ont subi des baisses significatives au cours des dernières années. En effet, le volume a considérablement baissé en raison de la forte diminution des débarquements des poissCliquez pour agrandir cette imageons pélagiques : en 2002 ceux-ci représentaient 51% du volume des débarquements alors qu'en 2006 ils n'en représentent plus que 16%. On constate que les pêcheries reposent maintenant essentiellement sur les crustacés. Soulignons ici le succès des mesures de conservation du homard. La diminution de la valeur quant à elle est due à la baisse importante du prix des crustacés, de 14% pour le homard et de 40% pour le crabe des neiges. Parmi les causes de cette baisse, il faut noter que les exportations vers les États-Unis représentent près de 80 % de la production rendant les revenus des entreprises tributaire des fluctuations du dollar américain.
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Or, les coûts d’exploitation des usines comme des entreprises de capture sont à la hausse; les premières ayant dû se doter d’équipements modernes répondant aux normes de salubrité et d’exportation, les secondes ayant renouvelé la flottille afin de s’adapter aux normes de sécurité maritime ainsi qu’aux conditions inhérentes à une pêche compétitive. En outre, l’arrimage parfois difficile entre les activités de capture et de transformation, entraîne des besoins importants d’espaces de congélation qui ont été intensifiés par les incendies de Madelimer et Cliquez pour agrandir cette imageMadelipêche. Malgré une certaine augmentation du niveau de transformation des crustacés, les revenus sont à la baisse, au mieux, restent stables. Parmi les causes La marge bénéficiaire des entreprises de pêches - de capture ou de transformation - est de plus en plus mince, entraînant une sous-capitalisation et limitant toute commercialisation. Pourtant, le marché intérieur connaît une croissance de la demande pour les produits marins, accompagnée d’une nette préférence pour les  produits éco-certifiés, label de qualité auquel les Îles-de-la-Madeleine correspondent tant dans les faits que dans les perceptions.

Notons enfin que l’accroissement de transformation des crustacés a permis d’augmenter le nombre d’employés mais la main-d’oeuvre est vieillissante et la relève se fait plus rare.

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La mariculture


En 2005, les productions maricoles s'élevaient à 587 TM pour une valeur de l'ordre d'1 M $. Les 4 entreprises maricoles des Îles actuellement en activité engendrent quelques 50 emplois directs. On compte deux entreprises de mytiliculture, une de pectiniculture et une de myiculture.

Ce secteur est toujours en recherche et développement (R&D), les coûts d'exploitation sont donc très élevés et des fluctuations significatives l'affectent. En outre, le volume de production étant relativement faible, il est difficile de rentabiliser certains équipements et toute commercialisation. La mise en commun de certains équipements et services s'avère donc incontournable.

Enfin, le calendrier de production ne correspondant pas toujours avec celui des pêches, l'arrimage avec les services de transport maritime pose des problèmes et des coûts supplémentaires.

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La chasse au loup-marin


En 2004, les retombées économiques de la chasse au loup-marin étaient de l'ordre d'1 M $ pour un total de prises de 28 717 phoques. En 2005, une quarantaine de bateaux madelinots y participaient pour des prises moitié moindres soit 12 959 phoques sur des prises totales pour tout le golfe du Saint-Laurent de 94 901 bêtes. Malgré des efforts importants de réhabilitation de cette activité économique, celle-ci subît encore les effets néfastes de la mauvaise image véhiculée par les groupes animalistes dont les budgets combinés dépassaient, en 2002, 165 M $.

Le tourisme

Le tourisme occupe une place grandissante dans la structure économique de l'archipel avec dCliquez pour agrandir cette imagees retombées économiques annuelles directes et indirectes de l'ordre de 50 M $. Cette industrie représente 1 400 emplois directs et indirects, saisonniers, à temps plein en grande majorité. Les emplois directs sont répartis dans un peu plus de deux cents entreprises alors que plus d'une centaine d'entreprises bénéficient des retombées indirectes. Plus encore, 60% d'entre elles seraient en difficulté sans l'apport de l'industrie touristique.

Au cours de la dernière décennie, cette industrie considérablement développée et consolidée. L'Entente spécifique en tourisme (ESTRÎM) a permis d'amélioreCliquez pour agrandir cette imager l'offre tout en l'adaptant aux exigences du marché.

La mise en service du Madeleine, puis du Vacancier, la faiblesse du dollar canadien et la mise en marché de la destination (rendue possible par l'ESTRÎM) ont largement contribué à augmenter l'achalandage. Or, la chute libre du dollar américain a redonné aux Québécois accès aux plages américaines. Ce phénomène combiné à la réduction des efforts de mise en marché a durement affecté le nombre de visiteurs qui se stabilise maintenant aux alentours de 50 000 annuellement. Notons que la répartition de la provenance des visiteurs est assez stablCliquez pour agrandir cette imagee, essentiellement québécoise et nord-américaine.

On constate depuis quelques années un certain allongement de la saison, entre autres grâce à des événements ayant une force d'attraction intéressante répartis aux frontières de la haute saison, la prolongeant ainsi légèrement. Cependant, près de 90% de l'achalandage se concentre encore sur sept à huit semaines en juillet et août. Le caractère volatile de l'achalandage touristique demande des efforts constants de commercialisation. Or, le budget de promotion de la destination s'est réduit dramatiquement. Plus encore, il est largement inférieur à celui des autres destinations québécoises. Jusqu'à présent, Tourisme Îles de la Madeleine est arrivé à maintenir la qualité de l'image de la destination.

L'agriculture et la transformation alimentaire

Cliquez pour agrandir cette imageL'agriculture et la transformation de ses produits a connu un essor considérable au cours de la dernière décennie, passant de retombées économiques de l'ordre de 500 000 $ en 1998 à plus de 3 M $ en 2007. Les filières les plus rentables sont celles comportant le plus de transformation. Ce secteur représente 47 emplois annuels dont 45% sont dans la filière charcuterie, viande, oeufs et 55 emplois saisonniers dont 42% dans les productions maraîchères. Seuls 15% des ventes sont exportés, la consommation locale et le tourisme gourmand en assumant l'autre part.

On recense 35 entreprises dans ce secteur dont près de la moitié sont sur l'Île du Havre-Aubert. La valeur totale des fermes est passée de 4, 9 M $ en 2001 à 7,4 M $ en 2006, soit une augmentation de 51%. Actuellement ce sont 2 152 ha qui sont consacrés à la culture, que les producteurs soient enregistrés ou non. 42% de cette superficie est située sur l'Île du Havre-Aubert. La grande majorité (89%) des terres agricoles sert au fourrage et aux pâturages. Cliquez pour agrandir cette image

Le développement de cette industrie est tributaire de la capacité de production, d'approvisionnement, de mise en marché et d'exportation des entreprises agroalimentaires. La disponibilité et la protection des terres agricoles est la base de la capacité de production. Or le développement touristique a entraîné une augmentation de la valeur des terres qui sont donc plus difficiles à acquérir pour les producteurs. Cette situation est spécifique aux Îles-de-la-Madeleine puisqu'elles seules sont exclues de l'application de la Loi sur la protection des terres agricoles et que la protection intégrale des terres agricoles n'est pas de juridiction municipale.

Ce secteur est soutenu par deux organismes de soutien et de promotion soit le Bon goût frais des Îles de la Madeleine dont le mandat en est un de mise en marché et de développement du tourisme gourmand, alors que la Table de concertation agroalimentaire détermine les orientations de développement en s'appuyant sur le maillage du secteur et la concertation intersectorielle.

Les arts et la culture

Ce secteur est reconnu comme un secteur d'activité économique aux Îles-de-la-Madeleine depuis un peu plus d'une décennie. La culture madelinienne s'exprime à travers une diversité de formes d'expression (métiers d'art, arts visuels, littérature, théâtre, musique, etc.). On assiste depuis plusieurs années à l'émergence d'une pratique artistique de plus en plus affirmée et à la naissance de regroupements ou de projets rassembleurs favorisant le développement du secteur. En outre, l'ensemble des Madelinots prennent de plus en plus conscience de la richesse de leur culture et font en sorte de se l'approprier davantage: mise en valeur du patrimoine architectural, littérature sur l'histoire ou sur le parler madelinot, etc.

Fruit d'une large consultation dont l'élément majeur fut le colloque tenu en avril 2000, la Politique culturelle des Îles-de-la-Madeleine, adoptée par la Municipalité des Îles le 8 octobre 2002, trace les grands axes du développement du secteur culturel. Le bilan du premier plan d'action quinquennal est très positif en termes de réalisations. Cependant, la pérennité de nos équipements, infrastructures et services actuels n'est pas assurée, tant par manque de financement que pour des questions de complémentarité et d'optimisation de leurs vocations.

art_graphique.gifOutre son rôle incontournable dans le développement touristique, il n'existe que peu de données chiffrées permettant de mesurer l'apport socio-économique de ce secteur. Un fait est certain, ce secteur connaît un essor important qui peut être illustré par le domaine des métiers d'art et des arts visuels dont les retombées économiques se chiffraient à 1,8 M$ en 2000 et à 2,4 M $ en 2003, soit une augmentation de 33%. On y comptait alors 53 emplois annuels et 31 emplois saisonniers, 80% des artistes et artisans travaillant à temps complet. Ce seul domaine génère une activité économique 20 fois plus importante que la moyenne québécoise.

Si les arts et la culture participent à la définition de l'identité madelinienne, et par conséquent aux attraits touristiques, ils en tirent profit eux aussi puisque les revenus des artistes et artisans sont tributaires de l'achalandage touristique. La volatilité de ce dernier fragilise donc un des piliers de la structure sociale qui devra donc être stabilisé par l'ouverture de marchés extérieurs.

Le commerce de biens et services

econo_commercebienservice.gifCe secteur est indissociable des secteurs moteurs. Il représente 1 800 emplois, essentiellement tertiaires.

Le secteur des services est particulièrement affecté par le manque de main-d'oeuvre qualifiée alors que le secteur des biens doit composer avec deux contraintes importantes :

  • Le coût de transport qui représente une moyenne de 9 % d'augmentation des coûts (dans certains secteurs et à certaines périodes plus de 40%)

  • Les difficultés liées à l'inventaire (masse critique insuffisante et difficultés d'approvisionnement dues aux transports)
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