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Services municipaux / Travaux publics / Eau potable
Eau potable
Pourquoi économiser l’eau?
L'eau souterraine représente une ressource vitale aux les Îles-de-la-Madeleine. Étant l'unique source d'eau potable, elle est classée I selon le système de classification des eaux souterraines du ministère de l'Environnement (MDDEP), ce qui se traduit par source irremplaçable. Cette situation oblige les usagers à en faire une utilisation parcimonieuse. La fragilité de cette ressource, en raison du risque d'intrusion d'eau salée en cas de surpompage, et la présence de grands consommateurs d'eau potable (usines de transformation de produits marins et industrie touristique durant l'été) ont amené les autorités locales et provinciales à mettre en place des systèmes d'approvisionnement très sécuritaires. De plus, selon le décret 75-148 du 8 avril 1975, une autorisation du gouvernement est requise pour entreprendre toute exploitation des eaux souterraines aux îles de la Madeleine.
La gestion de l’eau
Au cours de la décennie 1970, le gouvernement a réalisé une étude hydrogéologique particulièrement poussée, avec modélisation numérique de l’écoulement, afin de produire un plan de gestion de l’exploitation des eaux souterraines aux Îles-de-la-Madeleine (ministère des Richesses naturelles, 1979). Ce plan spécifie les volumes maximums d’eau souterraine qui peuvent être extraits de chacune des îles, les zones où il est possible d’aménager des ouvrages de captage, le débit de pompage maximum d’un ouvrage de captage et l’espacement minimum à conserver entre chacun de ceux-ci. Au Québec, ce plan de gestion de l’exploitation des eaux souterraines est unique. Une mise à jour de cette étude hydrogéologique a été réalisée entre 2002 et 2004 par le groupe Madelin’Eau. La Municipalité a donc en main, avec cette étude, l’information nécessaire pour bien gérer la ressource eau des Îles-de-la-Madeleine.
Utilisation de l'eau potable
L’utilisation de l’eau potable des îles, des consignes à respecter
Pour s’assurer qu’on aura encore de l’eau potable aux Îles pour longtemps, chaque usager de l’aqueduc doit être conscient de la fragilité de cette ressource et respecter les consignes suivantes :
Arrosage des pelouses et gazons
Il est strictement interdit d’arroser pelouses et gazons, sauf aux heures suivantes, à savoir entre 6 heures et 8 heures et entre 20 heures et 22 heures, à raison d’une heure par jour maximum. Toute utilisation d’eau potable aux fins d’arrosage domestique est limitée aux jours pairs pour les habitations à numéro civique pair et aux jours impairs pour les habitations à numéro civique impair.
Les serres, les potagers et les travaux domestiques
La contrainte ci-dessus ne s’applique pas aux serres, aux potagers, aux agriculteurs aux fins de leurs cultures, aux terrains de golf, aux lave-autos, l’arrosage de gazons nouvellement implantés ou à tous travaux domestiques nécessitant l’utilisation de l’eau, à condition toutefois de n’utiliser que l’eau nécessaire à ces fins.
Le lavage de véhicules et des stationnements
Le lavage des véhicules automobiles ou des bateaux est permis à la condition d’employer une lance à fermeture automatique et de n’utiliser que l’eau nécessaire à cette fin. Il est strictement interdit d’utiliser l’eau potable pour nettoyer les stationnements et les trottoirs.
Les amendes Des constats d’infractions peuvent être émis aux contrevenants. Des amendes entre 50 $ et 500 $ sont applicables à la première infraction et pour chaque jour d’infraction. Alors, cet été, faites attention à l’eau, c’est la vôtre aussi!
D’où vient l’eau que nous buvons?
Dans l’archipel, l'eau que nous utilisons provient uniquement des eaux souterraines. La plupart des usagés sont branchés à un réseau d’aqueduc municipal, mais quelque 10 % des Madelinots sont encore alimentés par des puits individuels (installés près des maisons).
Le territoire des Îles-de-la-Madeleine constitue un ensemble hydrogéologique particulier à cause du haut risque de remontée d’eau salée dans les ouvrages de pompage d’eau souterraine. Il y a aussi risque d’intrusion saline au sein des aquifères (migration de la zone de transition eau douce-eau salée vers l’intérieur des terres, en réponse au pompage des eaux souterraines). La principale formation géologique aquifère des Îles-de-la-Madeleine est composée de grès rouge recouvert d’un dépôt de sable. Elle est très perméable et laisse s’infiltrer environ 30 % des précipitations, qui reconstituent constamment la nappe souterraine.
Sur tout le territoire, l’eau souterraine représente la seule source d’approvisionnement en eau potable. La formation de Cap-aux-Meules, composée de grès rouge, constitue la principale formation aquifère des îles. Elle est la seule nappe aquifère pouvant fournir un fort débit. Cependant, le principal problème sur tout le territoire demeure le risque d’intrusion saline. Ceci oblige la mise en place d’une stratégie de pompage partageant le débit entre plusieurs puits, afin de répartir la demande d’eau souterraine.
Comment s’assure-t-on de la qualité de l’eau?
La composition de l'eau dépend des matières dissoutes provenant des terrains traversés (calcium, magnésium, etc.) L’eau transporte automatiquement ce qu’il y a dans le sol. L’eau souterraine de l’archipel est de très bonne qualité et la plus grande partie du territoire est constituée d’une eau contenant du fer, du calcaire, du magnésium et du calcium, des minéraux essentiels pour la santé. Contrairement à l’eau que l’on retrouve ailleurs en province, l’eau des Îles ne contient aucun chlore et des contrôles hebdomadaires sont effectués pour s’assurer de sa qualité. Les résultats des analyses sont envoyés au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP).
L’eau potable, comment est-elle distribuée?
L’archipel dispose de trois réseaux situés à Cap-aux-Meules, Havre-aux-Maisons et sur L’Île-du-Havre-Aubert. Chaque réseau compte plusieurs puits. Les pompes de ces puits acheminent l’eau vers un réservoir où elle est ensuite redistribuée par gravité en passant dans un réseau de conduites pour ensuite se diriger vers notre robinet. Chaque réseau possède une réserve d’eau potable pouvant approvisionner la population pendant 24 heures. En temps normal, on utilise de 50 à 70 % de la capacité maximale du réservoir. En été, l’utilisation se situe autour de 85 % et dépasse parfois le 100 %. Comme collectivité, nous devons nous demander s’il est pertinent de d’ajouter des infrastructures pour répondre aux besoins d’un si court moment d’intense utilisation de l’eau potable. Un tel projet nécessiterait des investissements avoisinant le demi million de dollars par puits ajouté.