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Collection d'oeuvres d'art de la Municipalité des Îles-de-la-MadeleineNos intervenants en culture sont fiers de vous présenter la collection publique d'œuvres d'art de la Municipalité des Îles. Nous vous invitons à poursuivre votre navigation ci-dessous pour visiter l’exposition complète présentée sur notre site Internet de façon virtuelle. Vous y trouverez les photographies des œuvres réalisées par Emmanuelle Roberge et les textes d’accompagnement rédigés par Katia Grenier ou par les artistes eux-mêmes. Réal Arsenault
La présence des bateaux aux Îles Gouache 30 cm x 45 cm 1985 Cette œuvre a gagné le concours de la Fondation Paul-Hubert en 1985. L’objectif de ce concours était de produire une affiche-calendrier. On y voit, à l’avant-plan, une enveloppe vide d’assurance-chômage qui vient signifier que les poissons ne sont pas au rendez-vous en cette période de l’année. Réal Arsenault Exploration profonde de paysages intérieurs faits de jeux de force pour atteindre les moments lyriques et émotionnels de la lumière, du rêve et de la mémoire. C'est ainsi que Réal Arsenault cherche l'inconnu pour que l'illisible devienne langage par la présence de l'instant créateur. Il est né artiste et explore les cavernes et les plages. (cf. site Internet Arrimage) Marie Berger
Médium mixte sur plastique 80 cm x 120 cm 2004 Les oeuvres récentes de Marie Berger ont grandement été inspirées par son passage de 18 mois en Australie. Elle y a exploré de nouvelles pratiques en arts visuels. Les voyages et explorations avec leur lot d'expériences ont nourri son travail traitant du corps inter relié aux éléments naturels : eau, vent et terre. La lumière et l'eau donnent vie à la terre et créent des images avec force et énergie. L'artiste évoque aussi le corps comme instrument d'action, de transformation, de mouvance. Partageant maintenant son temps entre Montréal et les Îles, Marie Berger continue ses explorations. (cf. site Internet Arrimage) Marlene DevostAcrylique 90 cm x 90 cm 2005 Marlene Devost a étudié les arts plastiques au Collège de Jonquière et le design graphique à l’Université du Québec à Montréal. Elle cumule plusieurs expositions individuelles et collectives aux Îles et sur le continent. Ses œuvres font partie de collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis et en Europe. Aux Îles, l’artiste expose ses œuvres à son atelier situé à Bassin, à l’Espace Bleu et à la Table des Roy. Marlene Devost a été boursière du Fonds des arts et des lettres Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine pour son projet Île mémoire, cartes et territoires, qui a été présenté en avril 2009 au Musée de la Mer de L'Île-du-Havre-Aubert. (cf site Internet Arrimage) Félix GaudetMajorie LapierreVerre soufflé, pâte de verre, chalumeau et aluminium peint Diamètre 35 cm 2005 La jeune fille en moi est toujours émerveillée par son environnement. Ainsi, je collectionne les formes, les textures, les goûts et les odeurs de la mer. À chaque randonnée dans la nature, un contenant à la main, je ramène de la nourriture sauvage, de l’inspiration et aussi des trésors… Majorie Lapierre Native des Îles, Majorie Lapierre a étudié à Espace Verre à Montréal. Sa première collection à voir le jour est celle des perles de verre. Se cherchant un moyen de payer ses études, elle entreprend d’apprendre à travailler le verre au chalumeau de façon autodidacte. Après 5 ans de travail du verre dans la métropole, elle décide de revenir aux Îles et de s’y établir. Depuis 2002 déjà, on peut se procurer des bijoux originaux de toutes sortes, allant du pendentif décontracté aux boucles d’oreilles fort colorées, des colliers incrustés de zirconium aux perles en forme d’animaux. Parmi ses autres créations, on retrouve des objets fonctionnels en verre soufflé et des pièces sculpturales plus imposantes obtenues par différentes techniques, dont la pâte de verre et le moulage. (cf. site Internet Arrimage)
Normand LapierrePièce en pin collé, sculpté à la gouge 122 cm x 61 cm 1980 Arrivée des pêcheurs à la côte du Bassin avec un renvoi du suète (sud-est). Accostage difficile avec vent du côté arrière. À leur rencontre avec l’attelage, un des fils aide à décharger les morues pour le salage. Normand Lapierre C’est avec l’artiste Marcel Dubuc que Normand Lapierre a conquis ses grades de sculpteur, lorsqu’il a été engagé comme apprenti dans un projet d’initiatives locales qui consistait à produire trois panneaux décoratifs pour l’église de Bassin. Depuis, il a réalisé de nombreuses pièces, dont le panneau commémoratif des fêtes 1534-1984 à Old Harry, un calvaire de trois personnages avec le Christ sur la croix pour le cimetière de Havre-Aubert, ainsi que des maquettes de bateaux et de nombreuses scènes de pêche. (cf. Au pinceau et au ciseau)
Marie-Line LeblancThe city I wrecked in (La ville où je me suis échouée) Sérigraphie 23 cm x 51 cm 2006 Ce diptyque a été réalisé par sérigraphie. La sérigraphie est une technique d’imprimerie qui utilise des écrans de soie pour diriger l’encre sur le papier. L’encre passe entre les mailles ouvertes de la soie, soit l’intérieur du dessin, pour se déposer sur la feuille, un peu comme un grand pochoir. Il y a un pochoir par couleur. Ce procédé permet de produire plusieurs exemplaires semblables. Cependant, ces deux épreuves font partie d’une édition variée dans laquelle chaque impression est unique. L’image résulte d’un mélange d’icônes urbaines (les tours et gratte-ciels) et maritimes (scène de quai, bouée de sauvetage), lesquelles luttent pour occuper l’avant-plan. C’est une étude des tensions identitaires vécues par l’individu. L’être se réfère à son environnement social ou naturel pour se définir, et devient parfois un lieu de conflits. Marie-Line Leblanc
Patrick Le BlondGrès Diamètre 25 cm 2004 Cette sculpture fait partie d’une série d’œuvres réalisées sur un thème assez classique chez les artistes impressionnistes, le nu, qui symbolise le contact avec la nature. L’eau est suggérée à l'observateur, mais on imagine le moment de détente qu’elle procure. Le traitement de l’œuvre s’inspire aussi de la recherche sculpturale d’Edgar Degas. La pièce est faite en grès et est émaillée avec une glaçure noir cuivré. Patrick Le Blond Patrick Le Blond et Anne-Josée Meunier ont établi leur atelier du Cap Blanc à Bassin, sur l'île du Havre Aubert. Ils y créent une poterie originale et unique à l'image du milieu qui les entoure. Chaque pièce est tournée ou façonnée avec du grès, puis émaillée de glaçures fabriquées avec de l'argile des Îles, recueillie près de l'atelier. Ils ont développé trois collections dont La vaisselle acadienne. Celle-ci, inspirée de la vaisselle de nos ancêtres, est tout en rondeurs et les pichets, jarres à bines et cruches à bagosse rappellent par leurs formes et nuances de couleurs, les buttes, les prés, les sables et la mer.
Dominique Lefrançois
Acrylique 114 cm x 137 cm 2004 La musique jazz, mes voyages autour du monde et l'insularité se combinent dans ma recherche artistique. Ma production en peinture explore spontanément l'espace à partir d'un jeu de couleurs, de formes géométriques et de matières où chaque élément établit un rapport d'équilibre et de rythmes avec la surface. Je tente surtout, en laissant une large place à l’inconscient, de créer – de réinventer – des espaces laissant transparaître une impression plus émotive et sensorielle que rationnelle. Des thèmes tels que la mondialisation, l'environnement et la surconsommation s'inscrivent particulièrement dans ma démarche en sculpture, me donnant ainsi un regard plus large sur la proximité du monde que j'habite, plutôt que sur le monde qui m'habite. Dominic Lefrançois La pratique artistique de Dominic Lefrançois touche la peinture, la sculpture et la performance. Depuis 2000, ses oeuvres ont été exposées dans plusieurs galeries et endroits publics aux Îles-de-la-Madeleine, dans la région Montréalaise, à Halifax, ainsi qu'au Centre culturel canadien de Paris. Il a réalisé trois expositions solos majeures : L'équilibre des contraires présentée au Centre d'artiste Vaste et vague de Carleton, En l'absence d'Amphitrite présentée au Centre d'artiste AdMare et au Centre d’exposition de la Maison du Village à Val-David, et plus récemment Under the ground à la Galerie Espace Bleu. (cf. site Internet Arrimage)
Marco Lepage Regard sur le temps qui passe ou Traditions des ÎlesAquarelle 40 cm x 50 cm 2003 Dans un paysage fictif qui résume plusieurs points de vue sur les plages, les buttes et les horizons à perte de vue, j'ai introduit plusieurs sortes de maisons traditionnelles, la baraque à foin et des embarcations variées. À l'horizon, se profile le seul monument historique des Îles qui a été officiellement reconnu : l'église de La Vernière. Elle apparaît comme un bateau à voile tout blanc qui file à travers le temps. Marco Lepage Après avoir complété une formation en Beaux-Arts à la Rhode Island School of Design, puis à l’Université Columbia de New York où il obtient une maîtrise, Marco Lepage a eu, de 1968 à 1972, une carrière active dans le domaine de la sculpture environnementale aux États-Unis et au Canada. Ses sculptures gonflables et lumineuses interactives ont alors fait l’objet de nombreuses expositions de groupe dans plusieurs grandes villes américaines, avant d’être présentées au public québécois à l’occasion d’une rétrospective solo au Musée d’art contemporain de Montréal, en 1971. Marco Lepage s’installe aux Îles-de-la-Madeleine en 1972 et devient par la suite professeur d’art au Cégep des Îles. Depuis, sa création artistique explore la nature et les paysages avec, entre autres, le fusain, le pastel et l’aquarelle. L’œuvre Regard sur le temps qui passe illustre la page de couverture du livre Histoire des Îles de la Madeleine publié aux Éditions PUL-IQRC. (cf. Au pinceau et au ciseau) Pierrette Molaison (Arthure)Aquarelle 36 cm x 74 cm 2001 Qui ne s'est pas émerveillé devant la grande diversité des couleurs des maisons des Îles? La dispersion des maisons complète l’émerveillement et nous comble de bonheur. Arthure
Aquarelle 30 cm x 46 cm 1998 La première impression lorsque l'on arrive aux Îles peut être différente d'une personne à une autre, mais il demeure que tous nous nous sommes rapprochés de notre but, et ce, avec beaucoup de bonheur. Arthure Les racines de chaque artiste lui donnent son caractère unique. Les racines d’Arthure plongent dans la mer comme la soie du pinceau s’imbibe d’eau et de pigments avant de s’échouer sur la surface du papier. Entre les Îles-de-la-Madeleine de son enfance et sa Gaspésie d’adoption, elle a choisi l’horizon du milieu, celui de la mer. Aquarelliste, poupériste, muraliste, elle fonde Les Éditions du Flâneur et ouvre la galerie-boutique/salon de thé Le Flâneur aux Îles-de-la-Madeleine. De nombreux prix sont d’ailleurs venus couronner ses efforts pour faire connaître la région. Pour Arthure, créer une aquarelle, fonder une maison d’édition ou gérer une galerie participe du même élan créateur et de la responsabilité sociale de l’artiste envers son milieu. (cf. site Internet d’Arthure)
Annie MorinAcrylique sur toile 40 cm x 50 cm 2005 Je voulais m’amuser avec les couleurs, le vent et les falaises des Îles. Je voulais offrir une lumière chaude et inhabituelle au spectateur. Donner une impression de coucher de soleil féerique. Annie Morin Artiste multidisciplinaire, son exploration artistique s’étend de la peinture au vitrail, de la mosaïque à la sculpture sur bois, jusqu'au fer forgé. Cette polyvalence lui a permis de mettre sur pied son entreprise nommée Océ’art. De plus, elle a fondé sa propre école privée où elle offre des ateliers de création. Les paysages, la culture et le climat maritime des Îles-de-la-Madeleine contribuent à son inspiration et influencent son travail. Elle récolte au gré des marées une multitude d’éléments qui se retrouvent intégrés à ses créations. C’est à travers ces œuvres colorées, vibrantes et texturées qu’elle fait référence à la beauté de la nature des Îles qui offre une lumière riche traversée par l’immensité de l’horizon. Une touche de délicatesse, un brin d’excentricité et un souci esthétique composent l’ensemble des œuvres d’Annie Morin. (cf. site Internet Arrimage) Carole PiédalueAcrylique sur contreplaqué 4,2 m x 1,8 m 1993 Programme d’intégration des arts à l’architecture, Bibliothèque de L’Île-du-Havre-Aubert Acrylique sur contreplaqué 105 cm x 123 cm 1993 Programme d’intégration des arts à l’architecture, Bibliothèque de L’Île-du-Havre-Aubert.
Aquarelle 30 cm x 50 cm 1986 Inspirée par la nature qui l'entoure, Carole Piédalue fait appel à la mémoire pour créer des lieux qui ramènent à l'essentiel. Son espace pictural est bâti au rythme des coups de pinceau et des accidents que provoque la surface texturée. La couleur, tantôt transparente, tantôt opaque, s'affirme comme mémoire ou évocation. Ses oeuvres naissent de la confrontation du passé et du présent et de sa réflexion sur la condition humaine. Le trait gravé, toujours présent dans son travail, ramène à la surface du tableau les couleurs sous-jacentes. Par ce geste, l'artiste fait ressurgir la mémoire d'une activité première et veut évoquer à la fois le travail du chercheur en quête des mystères oubliés et la nature même de l'être humain faite d'une accumulation d'expériences qui composent son histoire personnelle. Son travail questionne aussi la nature de notre relation avec le milieu naturel et social – une présence à soi et à l'autre. L'artiste veut ainsi développer l'idée que chaque individu est porteur d'histoire et, puisque étant un être en relation, il tient à sa façon une place dans l'Histoire. Née à Montréal, Carole Piédalue vit aux Îles depuis de nombreuses années. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l'Université du Québec à Montréal et une maîtrise en art-thérapie de l’Université Concordia. D’abord peintre, elle a à son actif quelques projets d’intégration des arts à l’architecture que l’on peut voir en Gaspésie et aux Îles, où elle est également reconnue pour son enseignement des arts plastiques. L’œuvre La pêche à l’anguille a reçu le prix de la Fondation Paul-Hubert. (cf. site Internet Arrimage) François Turbide
Sillage ou les Îles dans le golfe Moulage/thermoformage du verre 183 cm x 183 cm 1992 Programme d’intégration à l’architecture, Bibliothèque de Havre-aux-Maisons En dehors de la production en petites séries, c’est la sculpture qui m’intéresse et les effets de contraste ou d’harmonie de la matière brute. En alliant le verre et d’autres matériaux, je cherche à provoquer le même plaisir que celui que j’éprouve devant la magnificence de la nature. La sculpture reste ma pratique favorite, celle qui exprime le mieux, pour moi, le verbe créer. François Turbide François Turbide commence sa pratique aux Ateliers du Manoir en 1979. Puis, après avoir perfectionné son art lors d’un séjour en France à la Verrerie de Villetelle, il crée son propre atelier, la verrerie La Méduse aux Îles en 1985. Il est membre du Conseil des métiers d’art du Québec, de Glass Art Association of Canada, de Glass Art Society (Corning, USA) et de Nova Scotia Design and Craft Council. Jean-Luc Turbide
Panneau de gypse, cuivre, bois, métal, os de baleine, ficelle, plan de bateau, acrylique, toile récupérée 2,74 m x 2,74 m 1991 Programme d’intégration à l’architecture, Bibliothèque de Cap-aux-Meules Les thèmes de la connaissance et des Îles-de-la-Madeleine étaient proposés dans le cadre de ce concours du Programme d’intégration à l’architecture. La connaissance ne suppose-t-elle pas une expérience plutôt paradoxale? « Plus on en découvre, moins on en sait » dit le proverbe. D’autre part, comment cerner toute la connaissance en une seule vie, en un seul livre, en une seule image? Comment atteindre cette dimension du savoir et toute cette richesse? Comment représenter cette immense fresque du savoir et pire encore, discerner le vrai du faux? À cette problématique pour le moins compromettante, je réponds par la logique du langage plastique et plus particulièrement par l’abstraction et la fiction. Hautement symbolique, la panoplie d’éléments qui composent l’œuvre (cuivre, bois, métal, os de baleine, etc.) favorise ainsi l’alternance abstraction/fiction où résident la compréhension et la force de l’œuvre Paradoxos. Jean-Luc Turbide Diplômé en design de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal en 1985, Jean-Luc Turbide œuvre principalement en design architectural et en aménagement aux Îles-de-la-Madeleine depuis plus de 20 ans. Il a développé une expertise particulière dans le domaine du patrimoine architectural des Îles et a collaboré à plusieurs projets et publications liés à ce sujet. Même si sa pratique artistique est moins active ces dernières années dû à son aussi grande passion pour son travail de designer, Jean-Luc Turbide est également un artiste en arts visuels et l’un des artistes précurseurs des Îles en ce qui concerne la pratique artistique en art actuel. Il a reçu plusieurs bourses de création et recherche et a réalisé des projets d’intégration des arts à l’architecture aux Îles. Sa démarche se caractérise par la juxtaposition des langages figuratif et abstrait en peinture où la matérialité du tableau rencontre un dessin plus graphique. Lucien TurbideSculpture sur bois Programme d’intégration à l’architecture, Bibliothèque de L’Étang-du-Nord Avec humour, le sculpteur Lucien Turbide a su dans cette œuvre intégrer les thèmes du milieu et de l’endroit : les Îles-de-la-Madeleine, société de pêcheurs, et la bibliothèque, en l’occurrence celle d’Étang-du-Nord. Mais là ne s’arrête pas le génie de cette pièce. Il faut voir de quelle façon, un peu dédaigneuse, pimbêche… pincée, pour tout dire, le chancre tient le petit livre du bout des doigts entre les deux mâchoires de son énorme pince. S’agit-il d’une dérision du savoir livresque par rapport aux enseignements de la nature, d’une glorification de l’expérience sur la science ou au contraire d’une allusion au manque d’instruction qui condamne ceux qui en souffrent aux métiers les plus durs? Avec un pas de recul, en changeant légèrement d’angle, on découvre le geste général de la sculpture, qui suggère une tout autre interprétation, tant il s’apparente à celui du crieur de journaux faisant sa réclame en brandissant la dernière édition à bout de bras. C’est une invitation claire, presque racoleuse, à la lecture. D’ailleurs, ce bras, qui jaillit d’un socle tourmenté comme la terre inculte, à bien le regarder, évoque un tronc légèrement plié par le vent des Îles. On l’aura tous reconnu : c’est l’arbre de connaissance! Paul Chantraine.
Sculpture sur bois
Lucien Turbide a d’abord fréquenté l’école de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli, alors animée par le sculpteur Pier Bourgault-Legros, pour ensuite faire un certificat en sculpture à l’Université du Québec à Montréal. Aux Îles, il fera plusieurs expositions et un projet d’intégration des arts à l’architecture pour la bibliothèque de L’Étang-du-Nord. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, Lucien Turbide démontre une sensibilité pour la matière qui ne cesse d’étonner. Jouant allègrement dans toutes les gammes et de tous les matériaux, de la glace au métal, et avec une maîtrise qui ressemble à de la désinvolture, il sait tantôt émouvoir, tantôt faire réfléchir, provoquer le rire ou les grincements de dents. (cf. Au pinceau et au ciseau) Reynald Verdier
La dune du Havre Huile 40 cm x 50 cm 1984
Reynald Verdier Reynald Verdier est un autodidacte. Après avoir poursuivi des études à l’école des sourds à Montréal, il a appris la poterie et travaillé chez le céramiste J.-C. Bessé. Il a ensuite suivi un cours de barbier et a eu son propre salon aux Îles pendant une demi-douzaine d’années. Dans ses moments de loisir, il peignait, peaufinait ses techniques, mais son œuvre ne circulait qu’à l’intérieur d’un cercle restreint d’amis et de parents. Il a fallu qu’il remporte le prix de la Fondation Paul-Hubert en 1984 avec l’œuvre La dune du Havre pour se faire connaître du grand public. Ses oeuvres ont ensuite été en exposition de nombreuses années aux Artisans du sable. (cf. Au pinceau et au ciseau) |
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